Les familles olfactives
Hespéridées, florales, boisées, orientales… Le vocabulaire secret des parfumeurs pour classer les odeurs.

Une langue pour les odeurs
Comment parler d'une odeur, cette chose insaisissable ? Les parfumeurs ont inventé une langue : les familles olfactives. Comme les genres littéraires, elles regroupent les parfums par caractère — non par ingrédients, mais par sensation.
Les hespéridées pétillent : bergamote, citron, néroli. Les florales s'épanouissent : rose, jasmin, iris. Les fougères chantent la fraîcheur verte — lavande et coumarine —, les chyprées marient bergamote et mousse de chêne dans une élégance sombre.
Puis viennent les familles de la profondeur : les boisées (santal, cèdre, vétiver), les orientales et ambrées (vanille, résines, encens, oud), les musquées et les gourmandes (fève tonka, caramel). C'est sur ce territoire — boisé et oriental — qu'Aquilaria a élu domicile.
L’accord, ou l’art du mélange
Aucune famille ne vit seule : les parfumeurs créent des accords, ces mariages de matières qui font naître une facette nouvelle. Une rose sur un fond d'oud ? Voilà un « floriental ». Un cuir adouci d'iris ? Un boisé suave. Lire une pyramide olfactive, c'est déjà composer.

