Le terroir marocain
Rose de Damas, safran de Taliouine, fleur d'oranger, cèdre de l'Atlas : le Maroc est un jardin de parfumeur.

La vallée des roses
Chaque printemps, dans la vallée du Dadès, à Kelaât M'Gouna, la récolte commence à l'aube. Des milliers de mains cueillent la rose de Damas avant que le soleil ne fane son parfum. Il faut plusieurs tonnes de pétales pour obtenir un kilo d'essence — une des matières les plus précieuses du monde, dont le Maroc est l'un des tout premiers producteurs.
L’or rouge de Taliouine
Plus à l'ouest, à Taliouine, pousse un autre trésor : le safran, dit l'or rouge. La cueillette se fait entre 8 heures et midi, tant que le crocus reste fermé — ouverte, la fleur livre son parfum à l'air et perd de son intensité. Timing, lumière, main : tout compte.
Les autres trésors du jardin
Ajoutez la fleur d'oranger, distillée pour l'eau de fleur des pâtisseries et des hammams ; le cèdre de l'Atlas aux accents profonds et résineux ; la menthe nanah et les amandiers : le Maroc n'est pas qu'un paysage — c'est un orgue à parfum.
C'est ce terroir qui inspire la maison : des matières cueillies à la main, à la bonne heure, dans le respect de ce que la terre donne lentement.

